Contact
Direction artistique
Maud Le Pladec
maudlepladec@maudlepladec.com
Production & diffusion
Natacha Le Fresne
Directrice de production
asso.leda.adm@maudlepladec.com
+33 2 99 66 40 52
+33 6 72 13 72 08
Production & communication
Jeanne Dantin
Chargée de production et de communication
asso.leda.prod@maudlepladec.com
+33 2 99 66 40 52
+33 6 84 61 70 97
Association Léda
26 canal St Martin – 35700 Rennes
| N° Siret | 481 095 735 00041 |
|---|---|
| Code APE | 9001Z |
| Licence d'entrepreneur de spectacle | N° 2 – 1032004 |
Dans l'univers chorégraphique de Maud Le Pladec, le mouvement dialogue constamment avec le son, créant des espaces où le corps devient à la fois instrument et matière première. Ses pièces explorent les tensions entre l'individu et le collectif, entre la rigueur formelle et l'improvisation libératrice. Chaque geste est pensé comme une note dans une partition vivante, où la danse se fait écriture sensible du monde contemporain. Cette approche singulière puise dans des registres variés, de la poésie concrète à l'énergie brute de la musique live, pour composer des œuvres qui interrogent notre rapport à la réalité et à la représentation.
La notion de démocratie traverse le travail de la chorégraphe comme une question centrale : comment le groupe peut-il exister sans effacer les singularités ? Comment la danse peut-elle incarner des formes d'organisation alternatives ? Ses créations mettent en scène des communautés éphémères, des assemblées de corps qui négocient leur place dans un espace partagé. Cette recherche prend une résonance particulière à l'heure où les modèles politiques traditionnels vacillent, où la dystopie semble parfois rejoindre le réel. La piste de danse devient alors un laboratoire d'expérimentation sociale, un lieu où s'inventent de nouvelles manières d'être ensemble.
La musique occupe une place prépondérante dans les pièces de Maud Le Pladec, qu'il s'agisse de partitions électroniques, de paysages sonores concrets ou d'improvisations vocales. Le rythme pulse comme un moteur organique, entraînant les interprètes dans des états de transe contrôlée où la fatigue devient visible, où le souffle se fait entendre. Cette physicalité assumée rappelle que la danse est d'abord une expérience charnelle, ancrée dans le vivant. Les collaborations avec des compositeurs et musiciens permettent de tisser des liens étroits entre chorégraphie et composition, chaque discipline venant nourrir l'autre dans un dialogue fertile et exigeant.
Le parcours de Maud Le Pladec témoigne d'une volonté constante de brouiller les frontières entre les disciplines artistiques. Formée à la danse et aux arts visuels, elle développe un langage chorégraphique qui emprunte à la fois à la performance, à l'installation et au cinéma. Cette hybridité se retrouve dans la manière dont elle conçoit l'espace scénique, non comme un simple cadre mais comme un territoire à investir, à transformer. Les dispositifs qu'elle invente placent souvent le spectateur dans une position active, l'invitant à recomposer lui-même les fragments d'un récit éclaté, à traverser l'œuvre plutôt que de la contempler de loin.
L'association Léda, qui porte les productions de la chorégraphe, incarne une structure de création indépendante où l'exigence artistique se conjugue avec une attention particulière aux conditions de travail des interprètes. Dans un paysage culturel en mutation, cette organisation à taille humaine permet de maintenir une liberté de recherche et d'expérimentation essentielle à la vitalité de la création contemporaine. Les projets qui y naissent reflètent une éthique du soin et de la durée, où chaque pièce est le fruit d'un processus long et approfondi. Cette manière de travailler, à contre-courant des logiques de production accélérées, affirme la nécessité de prendre le temps de la maturation artistique.