DAVID LANG

Diplômé de l’université Stanford, de l’université de l’Iowa et de l’université Yale, il a eu pour professeurs Jacob Druckman, Hans Werner Henze et Martin Bresnick.

Son œuvre Are You Experienced (composée en 1987), inspirée de l’œuvre éponyme de Jimi Hendrix, mêle un narrateur, un orchestre réduit et un tuba électrique pour décrire les états d’âme d’une personne qui s’est pris un fort coup derrière la tête. Son goût des titres iconoclastes se manifeste également dans Eating Living Monkeys (Manger des singes vivants, 1985) et Bonehead (Crétin, 1990)1.

En 1987, il cofonde, avec Julia Wolfe et Michael Gordon l’organisation Bang on a Can, active dans la commandite et la promotion de musique contemporaine.

Il a participé à l’orchestration du Kronos Quartet pour la musique du film Requiem for a Dream et pour le même ensemble, il a composé en 1999 l’opéra The Difficulty of Crossing a Field, d’après une nouvelle d’Ambrose Bierce. David Lang a également collaboré avec le monde de la danse contemporaine en composant la musique du spectacle Amalia pour la compagnie La La La Human Steps d’Édouard Lock. Il a écrit World to Come (2003) pour la violoncelliste Maya Beiser, pièce qui a notamment inspiré en partie à son ami Steve Reich la composition de WTC 9/11 en 2013.

Il a reçu en 2008 le Prix Pulitzer de musique pour La Passion de la Petite Fille aux allumettes, inspirée du conte de Hans Christian Andersen et de La Passion selon saint Matthieu de Jean-Sébastien Bach.

MICHAEL GORDON

Né en 1956 en Floride, Michael Gordon a grandi au sein d’une communauté originaire d’Europe centrale, installée dans la jungle du Nicaragua aux environs de Managua. Il peut s’en enorgueillir lui-même : son expérience avec des groupes de rock underground de New York et ses études de composition à Yale (auprès de Martin Bresnick) sont à l’origine de toutes ses œuvres. Sa musique, rythmique et “épurée”, semble être la résultante d’un savant mélange entre des éléments répétitifs issus du minimalisme et de sa propre culture populaire. Il créa le Michael Gordon Philharmonic pour pouvoir jouer ses œuvres avec des musiciens qui apprécient à sa juste valeur sa musique. Grâce à cet ensemble, Gordon interprète ses œuvres en Amérique et en Europe. Michael Gordon a travaillé longtemps avec l’ensemble Icebreaker de Londres. Son Yo Shakespeare fut enregistré par Icebreaker sur son premier album Icebreaker. Michael Gordon a écrit Trance pour Icebreaker, augmenté de huit cuivres et de voix samplées. Cette pièce de 52 minutes pour 22 musiciens, est un véritable chef d’œuvre qui mime, semble-t-il, une véritable transe de possession. Depuis 1991, il travaille avec Elliot Caplan sur une nouvelle forme de théâtre musical nommée opéra vidéo. La création de leur pièce Van Gogh Video Opera à New York en 1991 a obtenu un succès retentissant. Leur nouvelle collaboration, Weather, fut écrite pour l’ensemble de cordes de Francfort Resonanz. En juillet 1997, Michael Gordon a reçu une commande des BBC Proms pour écrire Love Bead (pour Ensemble Modern et dirigé par John Adams). Michael Gordon est l’un des fondateurs et directeurs artistiques du Festival Bang on a Can de New York.

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De 1974 à 1977 Michael Gordon suit des études de musique à l’université de Floride. Dans ses travaux de composition peu orthodoxes, il reçoit le soutien éclairé d’un professeur en particulier, Edward M. Troupin, dont l’approche iconoclaste tranche totalement avec celles des autres enseignants ouvertement conservateurs.

En 1977 Michael Gordon s’installe à New York et fréquente la Yale School of Music jusqu’à l’obtention d’une maîtrise de composition en 1982. La musique contemporaine y est abordée comme ne pouvant être comprise et appréciée que par les compositeurs eux-mêmes. Michael Gordon rejette cette approche qui mène à une impasse. Là encore il trouve un professeur pour le soutenir, cette fois en la personne de Martin Bresnick. Michael Gordon apprécie surtout les compositeurs qui suivent leur propre voie en dehors des règles musicales établies : Conlon Nancarrow, Glenn Branca, Steve Reich, Philip Glass, John Cage, Harry Partch, Louis Andriessen, Brian Eno, Georges Crumb…

Il cherche dès lors à associer ces deux univers. Du Rock il veut garder l’intensité, l’énergie et l’utilisation de la technologie et des instruments électrifiés. De la musique classique, il retient la virtuosité technique, les instruments acoustiques et la capacité des musiciens à lire une partition. Il joue alors ses propres compositions ou les fait interpréter par l’ensemble qu’il fonde en 1983 : le Michael Gordon Philharmonic, à mi-chemin entre quatuor à cordes et combo rock. En 1983 il écrit notamment pour cet ensemble Thou Shalt ! / Thou Shalt Not ! qu’il considère comme sa première véritable composition. Ses amis Julia Wolfe et David Lang peinent à faire interpréter leur musique considérée comme “trop funky pour l’académie et trop structurée pour les clubs”.

En 1987, ils fondent ensemble le Bang on a Can Festival, un marathon musical de 12 heures donnant à entendre leurs propres compositions mais aussi celles de Phill Niblock, Steve Reich, Louis Andriessen, Iannis Xénakis, Pauline Oliveros, John Zorn, Milton Babbit.  La musique de Michael Gordon fait appel des ingrédients qui paraissent si familiers qu’ils en deviennent troublants. Ainsi, selon John Adams, Michael Gordon crée des “rythmes irrationnels”. Tous ces aspects interviennent, à divers niveaux, dans la plupart de ses compositions.

En 1992 Michael Gordon, Julia Wolfe et David Lang fondent le Bang on a Can All Stars, un ensemble dédié à l’interprétation du répertoire contemporain tout au long de l’année. Ils créent aussi leur propre label Red Poppy et signent un contrat de distribution avec Schirmer. Mais en 1992, c’est avec un l’ensemble anglais Icebreaker que Michael Gordon enregistre Yo Shakespeare qui paraîtra sur l’album Terminal Velocity (Argo Decca, 1994), qui contient les germes du futur Trance.

Michael Gordon compose Industry en 1993 avec la violoncelliste Maya Beiser, membre du Bang on a Can All Stars. Industry fait appel à des sonorités sombres, agressives et lancinantes. Maya Beiser l’interprète de façon magistrale au violoncelle et au ” tube screamer “, Michael Gordon l’accompagnant à l’aide de dispositifs électroniques. En 1996, Michael Gordon retrouve l’ensemble londonien Icebreaker pour enregistrer Trance (1996). Cette longue pièce de 52 minutes, subdivisée en 6 mouvements, doit autant à Philip Glass et Steve Reich qu’à la musique classique et aux symphonies pour guitares de Glenn Branca. En 1998, Michael Gordon s’est chargé des arrangements du premier mouvement de Music for Airports de Brian Eno pour une interprétation sur instruments acoustiques par le Bang on a Can All Stars. Cette superbe version, aussi réussie que l’originale, a été interprétée par le Bang on a Can Alls stars lors d’une tournée en 1999-2000 (New York, Londres, Amsterdam) et présentée in situ à diverses reprises (notamment dans le hall de l’aéroport de Bruxelles en septembre 2005). Ce travail sur cette œuvre fondamentale de l’ambient music a très certainement influé Michael Gordon dans la composition de Weather (Nonesuch, 1999), un projet en cours de gestation depuis 1996. Weather, pour ensemble à cordes et vidéo, est une composition en 4 mouvements interprétée par les 16 musiciens allemands de l’Ensemble Resonanz, dirigé pour l’occasion par Evan Ziporyn. Weather présente une certaine parenté avec les travaux de Steve Reich et Philip Glass, mais Michael Gordon prend une grande liberté avec les “lois” de la musique minimaliste répétitive et réussit à créer un groove indéfinissable. Weather, d’abord enregistré live, a ensuite été retravaillé en studio pour, selon Michael Gordon, bénéficier de toutes les technologies de pointe ayant cours dans la Pop Music. Dans sa version pour la scène Weather comporte une partie visuelle élaborée par le vidéaste Elliot Caplan.

L’album Light is Calling (Nonesuch, 2004) comporte huit courtes pièces (de 4 à 7 minutes) composées par Michael Gordon pour instruments à cordes (violon, violoncelle, guitare électrique…) et électroniques. Le morceau éponyme Light is Calling a été écrit pour être accompagné par une vidéo de Bill Morrison, incluse sur le cd.

De nombreuses autres pièces de Michael Gordon ont été créées à travers le monde. Beaucoup n’ont pas encore été publiées sur disques : Chaos (1994), présenté comme un spectacle de science-fiction sur un libretto de Matthew Maguire, House Arrest, First Edition (1997) créé avec la dramaturge Anna Deveare Smith, Sunshine of Your Love créé en 1999 par le London Sinfonietta et l’Ensemble Modern dirigés par John Adams, Potassium (2001) par le Kronos Quartet, l’opéra vidéo Gotham (2004) avec le Ridge Theater, Bill Morrison et un orchestre de 35 musiciens, Acquanetta (2005) de Michael Gordon et Deborah Artman, un opéra dédié à l’actrice de série B Acquanetta, “le volvan vénézuélien”, Lightning at our feet (2008), spectacle multimédia en collaboration avec le Ridge Theater et basé sur des textes d’Emily Dickinson. Adaptés sous forme de pop songs, ses textes sont interprétés par Jennifer Charles, les vidéos étant quant à elles réalisées par Bill Morrison. Quelques extraits du spectacle sur Youtube révèlent une création sombre et intimiste qui évoque This Mortal Coil. La pièce Van Gogh de Michael Gordon, basée sur les lettres de Vincent Van Gogh écrites à son frère Théo, a été jouée pour la première fois en 1991 sous la forme d’un opéra vidéo. En 2003, Michael Gordon a ré-orchestré la pièce pour le Crash Ensemble de Dublin. Cette nouvelle version a été enregistrée par l’ensemble Alarm Will Sound pour Cantaloupe Music en 2007.Une nouvelle œuvre de Michael Gordon est disponible sur disque depuis 2008 : [purgatorio] Popopera, une pièce d’une vingtaine de minutes pour 6 guitares créée pour une chorégraphie de la compagnie Emio Greco.

FRANCESCO FILIDEI

Né à Pise en 1973, Francesco Filidei est diplômé du conservatoire Luigi Cherubini à Florence où il remporte les premiers prix à l’unanimité d’orgue et de composition.

Il suit ensuite les cours de perfectionnement de Salvatore Sciarrino, Sylvano Bussotti, Giacomo Manzoni et Jean Guillou à Zurich. En 1999, il entre premier nommé au Conservatoire National Supérieur de Paris et étudie la composition auprès de Marco Stroppa et Frédéric Durieux, ainsi que l’analyse auprès de Michaël Lévinas. Il obtient son diplôme de Formation Supérieure de composition avec mention très bien en 2005. Parallèlement, il participe au cursus de composition et d’informatique musicale de l’Ircam en 2000 – où il suit l’enseignement de Philippe Leroux – et à la session de composition « Voix nouvelles » à Royaumont en 2004.

En tant qu’organiste, il se produit en concert en interprétant l’intégrale des œuvres de Franz Liszt, ses propres compositions pour orgue et piano, ainsi que les créations de compositeurs comme Wolfgang Rihm, Noriko Baba, Mauro Lanza, Helmut Oehring et Jacques Lenot. Il a été organiste de la cathédrale de Pise, de la Médaille Miraculeuse de Paris et assistant de Jean Guillou à l’orgue St Eustache. Comme soliste et compositeur, il est invité notamment à la Philharmonie de Berlin, au Festival d’Automne à Paris, au festival Archipel à Genève, à la Biennale de Venise, à l’Ircam, au Forum Neues Musiktheater de Stuttgart et à Milano Musica pour les programmes de La Scala.

Ses œuvres, éditées par Rai Trade et Ars Publica, sont interprétées par diverses formations parmi lesquelles l’Itinéraire, Alter Ego, Cairn, L’Instant donné, le Nouvel Ensemble Modern, Court Circuit, l’Ensemble intercontemporain, les Percussions de Strasbourg, le Klangforum Wien, l’ensemble Recherche, les Neue Vocalsolisten, ConTakt, l’orchestre de la Radio de Vienne. Il participe à des enregistrements pour Radio France, Rai Tre et la Radio Suisse Romande. Il a donné plusieurs Masterclass, notamment à l’Université de Santander.

Après avoir obtenu la commande du comité de lecture Ircam en 2005, il obtient en 2006 le Salzburg Music Forderpreistrager de la Ville de Salzbourg pour l’année Mozart et le Takefu International Prix. Il est compositeur en résidence à l’Académie Schloss Solitude à Stuttgart en 2006 et membre de la Casa de Velasquez à Madrid en 2007 – 2008. En 2009, il obtient le Forderpreistrager Siemens et est invité en tant que professeur pour la session de composition « Voix nouvelles » à Royaumont. En 2011, il est professeur invité à l’Université d’Iowa et à l’académie Takefu. En 2012, il est résident à la Villa Médicis à Rome.

FAUSTO ROMITELLI

Compositeur italien né le 1er février 1963 à Gorizia, mort le 27 juin 2004 à Milan.

Après avoir obtenu son diplôme de composition au conservatoire Giuseppe Verdi de Milan, Fausto Romitelli poursuit ses études avec Franco Donatoni à l’Accademia Chigiana de Sienne et à la Scuola Civica de Milan. En 1991, il vient à Paris pour suivre le Cursus de composition et d’informatique musicale de l’IRCAM, où il collabore, de 1993 à 1995, avec l’équipe Représentations musicales en qualité de compositeur de recherche.

Il remporte plusieurs prix de concours internationaux dont ceux d’Amsterdam, Francfort, Graz, Milan, Stockholm et Sienne (premier prix du concours Alfredo Casella de l’Accademia Chigiana).

Ses pièces ont été interprétées dans les principaux festivals internationaux (Festival Musica à Strasbourg, Ars Musica à Bruxelles, les Journées mondiales de la musique de SIMC à Francfort, Stockholm et Lausanne, la Saison IRCAM-InterContemporain, la Saison Musicale du Centre Georges-Pompidou, la Saison Musicale de Royaumont, Musiques en Scène à Lyon, Steirischen Herbst de Graz, le festival Gaudeamus à Amsterdam, le festival Gulbenkian de Lisbonne, la saison du Philharmonique de Bruxelles, la Biennale de Venise, le Milano Musica Festival, Nuove Sincronie, Di Nuovo Musica à Reggio Emilia, Romaeuropa Festival, l’Accademia de la Villa Médicis, les Cours d’été de Darmstadt, Sala Patino à Genève, le CDMC et le Festival d’Automne de Madrid, le festival Time of Music à Helsinki, le Festival de la Radio Hongroise à Budapest), et interprétées par des ensembles et orchestres tels que l’Itinéraire, Court-Circuit, l’Ensemble InterContemporain, l’Ensemble FA, 2e2m, Ictus, l’ensemble Musiques Nouvelles, l’ensemble Recherche, Nieuw Ensemble, le Nouvel Ensemble Moderne, Alter Ego, le Choeur d’enfants de la Radio Hongroise, l’Orchestre Toscanini, l’Orchestre de la Radio Hongroise, le Philharmonique de Radio-France.

Il a reçu des commandes du Ministère Français de la Culture (Acid Dreams et Spanish Queens et Professor bad trip; Lesson II), de l’Etat Autrichien, du Romaeuropa Festival, de l’Association ORCOFI pour l’Opéra, de La Musique et les Arts (Mediterraneo), de Radio France (Cupio Dissolvi), de l’IRCAM (En Trance), de la Fondation Gulbenkian (The Nameless City), de la Fondation Royaumont (Lost), de Milano Musica (The Poppy in the Cloud), de l’Ensemble Musiques Nouvelles (Professor Bad Trip: Lesson II), d’Ictus (Professor

Bad Trip: Lesson III), de l’Itinéraire (Blood on the Floor, Painting 1986). Parmi ses projets, une commande pour le Philharmonique de Radio-France, pour l’Orchestre Toscanini, l’Orchestre de Chambre de Wallonie, pour Agon, le Festival Manca de Nice, et pour la Fondation Royaumont.

JULIA WOLFE

Compositrice de Dark Full Ride

Née le 18 décembre 1958

Julia Wolfe est une compositrice américaine. Elle est née à Philadelphie, est diplômé de l’Université du Michigan, de Princeton et de Yale, et travaille actuellement à New York. La musique de Wolfe est rythmiquement vigoureuse et souvent dissonante. En tant que compositeur associé aux musiques nouvelles, elle n’est pas opposée au courant minimaliste qui représente une de ses influences musicales principales. Sa musique, cependant, montre une complexité beaucoup plus rythmique et on la décrit généralement comme post-minimaliste.

En 1987, Wolfe a co-fondé Bang on a Can avec les compositeurs David Lang et Michael Gordon, son mari. Elle a reçu une subvention en 2000 de la Fondation pour l’Art Contemporain Subventions aux artistes Award. En 2010, Wolfe a été désignée comme finaliste pour le Prix Pulitzer pour la Musique. En 2003, elle rejoint la faculté de composition de la Manhattan School of Music. Actuellement, elle est directrice de composition musicale à la New York University, l’École Steinhardt.

Puisant son inspiration dans le folk, la musique classique, et le rock, la musique de Julia Wolfe apporte une sensibilité moderne à chaque fois tout en abattant les murs entre eux, “ (…) sa musique se distingue par une physicalité intense et une puissance implacable qui pousse les artistes à l’extrême et exige une attention de l’auditoire”. Dans les paroles du Wall Street Journal, Wolfe a « longtemps habité un terrain, un lieu où les formes classiques sont rechargées par les motifs répétitifs du minimalisme et d’une énergie motrice.”

Wolfe a écrit une œuvre majeure pour les quatuors, les grands orchestres. Ses quatuors, tel que le décrit le magazine The New Yorker “combinent la fougue de la musique rock avec une aura de sérénité minimaliste”. Pour Cruel Sister, Wolfe compose pour un orchestre à cordes, inspirée par une ballade traditionnelle anglaise autour d’une rivalité d’amour entre sœurs. Cette œuvre a été commandée par l’Orchestre de Chambre de Munich et a reçu sa première américaine au Festival Spoleto.

Wolfe a été récemment publiée (avec sa pièce orchestre à cordes) chez cantaloupe music. Écrit peu après le 11 Septembre 2001, son concerto pour quatuor à cordes My Beautiful Scream, écrit pour le Kronos Quartet et l’Orchestre National de France (créé aux Etats-Unis au Festival de Cabrillo, sous la direction de Marin Alsop), a été inspiré par l’idée d’un cri au ralenti. The Vermeer Room, Girlfriend, et Window of Vulnerability illustrent la capacité de Wolfe à créer de vives images sonores. Girlfriend, pour ensemble de chambre mixte et les sons enregistrés, utilise un paysage audio hanté, qui se compose de dérapages de voitures et des bris de verre. The Vermeer Room, inspiré par la peinture de Vermeer a reçu sa première orchestrale avec le San Francisco Symphony. Window of Vulnerability, a été écrit pour l’American Composers Orchestra et mené par Dennis Russell Davies, Wolfe crée un univers sonore de textures à la fois denses et fragiles.

L’influence de la culture pop peut être entendue dans de nombreuses œuvres de Wolfe, dont Lick et Believing pour le Bang on a Can All-Stars. Lick, basées sur des fragments de funk, est devenu un manifeste pour la nouvelle génération de pop influencé les compositeurs. Le rauque My Lips From Speaking pour six pianos a été inspiré par le riff d’ouverture de la chanson Aretha Franklin ThinkDark Ride est une exploration obsessionnelle et incessante de l’ensemble de tambour, en commençant par une étendue de projecteurs. En CONT, Wolfe crée un paysage kaléidoscopique de neuf cornemuses.

Wolfe a également étendu ses talents au théâtre en composant pour Anna Deveare Smith, et a remporté un Obie Award pour son score au Theater Jennie Richie. Elle a compilé une série de collaboration avec des compositeurs des œuvres multimédias, Michael Gordon et David Lang, y compris Lost Objects (Concerto Köln, dirigé par François Girard), Shelter (Musikfabrik et Ridge Theater), et Carbon Copy Building (avec l’artiste de bande dessinée de Ben Katchor). Wolfe a récemment créé le spectacle Travel Music avec les architectes Diller Scofidio + Renfro à Bordeaux, en France, remplissant les rues de la vieille ville, avec 100 musiciens à pied et à vélo.

Son travail avec le film comprend Fuel pour l’Ensemble Resonanz basé à Hambourg et le cinéaste Bill Morrison, et Impatience pour l’Ensemble Asko-Schönberg et le cinéaste expérimental des 1920’s Charles De Keukeleire.

Ses œuvres les plus récentes comprennent Combat du Boxe pour l’Ensemble Asko-Schönberg (en utilisant un autre film de De Keukeleire), un solo (avec 8 parties préenregistrées) pour le violoniste Monica Sur Germino, et un nouveau solo pour le percussionniste Evelyn Glennie. La musique Julia Wolfe a été entendue à BAM, le Sydney Olympic Arts Festival, Settembre Musica (Italie), Théâtre de la Ville (Paris), le Lincoln Center et au Carnegie Hall, et a été enregistré chez Cantaloup, Teldec, Point / Universal, Sony Classical, et Argo / Decca.

Wolfe a été récipiendaire de nombreuses bourses, notamment de l’Académie américaine des Arts et des Lettres, la Fondation pour l’art contemporain, et une bourse Fulbright aux Pays-Bas. Elle est diplômée de l’Université du Michigan, Yale et Princeton. Wolfe a rejoint la faculté de composition de la NYU Steinhardt School à l’automne 2009. Elle est co-fondateur et co-directeur artistique du collectif légendaire de musique Bang on a Can à New York.

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