DAVID LANG

Diplômé de l’université Stanford, de l’université de l’Iowa et de l’université Yale, il a eu pour professeurs Jacob Druckman, Hans Werner Henze et Martin Bresnick.

Son œuvre Are You Experienced (composée en 1987), inspirée de l’œuvre éponyme de Jimi Hendrix, mêle un narrateur, un orchestre réduit et un tuba électrique pour décrire les états d’âme d’une personne qui s’est pris un fort coup derrière la tête. Son goût des titres iconoclastes se manifeste également dans Eating Living Monkeys (Manger des singes vivants, 1985) et Bonehead (Crétin, 1990)1.

En 1987, il cofonde, avec Julia Wolfe et Michael Gordon l’organisation Bang on a Can, active dans la commandite et la promotion de musique contemporaine.

Il a participé à l’orchestration du Kronos Quartet pour la musique du film Requiem for a Dream et pour le même ensemble, il a composé en 1999 l’opéra The Difficulty of Crossing a Field, d’après une nouvelle d’Ambrose Bierce. David Lang a également collaboré avec le monde de la danse contemporaine en composant la musique du spectacle Amalia pour la compagnie La La La Human Steps d’Édouard Lock. Il a écrit World to Come (2003) pour la violoncelliste Maya Beiser, pièce qui a notamment inspiré en partie à son ami Steve Reich la composition de WTC 9/11 en 2013.

Il a reçu en 2008 le Prix Pulitzer de musique pour La Passion de la Petite Fille aux allumettes, inspirée du conte de Hans Christian Andersen et de La Passion selon saint Matthieu de Jean-Sébastien Bach.

MICHAEL GORDON

Né en 1956 en Floride, Michael Gordon a grandi au sein d’une communauté originaire d’Europe centrale, installée dans la jungle du Nicaragua aux environs de Managua. Il peut s’en enorgueillir lui-même : son expérience avec des groupes de rock underground de New York et ses études de composition à Yale (auprès de Martin Bresnick) sont à l’origine de toutes ses œuvres. Sa musique, rythmique et “épurée”, semble être la résultante d’un savant mélange entre des éléments répétitifs issus du minimalisme et de sa propre culture populaire. Il créa le Michael Gordon Philharmonic pour pouvoir jouer ses œuvres avec des musiciens qui apprécient à sa juste valeur sa musique. Grâce à cet ensemble, Gordon interprète ses œuvres en Amérique et en Europe. Michael Gordon a travaillé longtemps avec l’ensemble Icebreaker de Londres. Son Yo Shakespeare fut enregistré par Icebreaker sur son premier album Icebreaker. Michael Gordon a écrit Trance pour Icebreaker, augmenté de huit cuivres et de voix samplées. Cette pièce de 52 minutes pour 22 musiciens, est un véritable chef d’œuvre qui mime, semble-t-il, une véritable transe de possession. Depuis 1991, il travaille avec Elliot Caplan sur une nouvelle forme de théâtre musical nommée opéra vidéo. La création de leur pièce Van Gogh Video Opera à New York en 1991 a obtenu un succès retentissant. Leur nouvelle collaboration, Weather, fut écrite pour l’ensemble de cordes de Francfort Resonanz. En juillet 1997, Michael Gordon a reçu une commande des BBC Proms pour écrire Love Bead (pour Ensemble Modern et dirigé par John Adams). Michael Gordon est l’un des fondateurs et directeurs artistiques du Festival Bang on a Can de New York.

***

De 1974 à 1977 Michael Gordon suit des études de musique à l’université de Floride. Dans ses travaux de composition peu orthodoxes, il reçoit le soutien éclairé d’un professeur en particulier, Edward M. Troupin, dont l’approche iconoclaste tranche totalement avec celles des autres enseignants ouvertement conservateurs.

En 1977 Michael Gordon s’installe à New York et fréquente la Yale School of Music jusqu’à l’obtention d’une maîtrise de composition en 1982. La musique contemporaine y est abordée comme ne pouvant être comprise et appréciée que par les compositeurs eux-mêmes. Michael Gordon rejette cette approche qui mène à une impasse. Là encore il trouve un professeur pour le soutenir, cette fois en la personne de Martin Bresnick. Michael Gordon apprécie surtout les compositeurs qui suivent leur propre voie en dehors des règles musicales établies : Conlon Nancarrow, Glenn Branca, Steve Reich, Philip Glass, John Cage, Harry Partch, Louis Andriessen, Brian Eno, Georges Crumb…

Il cherche dès lors à associer ces deux univers. Du Rock il veut garder l’intensité, l’énergie et l’utilisation de la technologie et des instruments électrifiés. De la musique classique, il retient la virtuosité technique, les instruments acoustiques et la capacité des musiciens à lire une partition. Il joue alors ses propres compositions ou les fait interpréter par l’ensemble qu’il fonde en 1983 : le Michael Gordon Philharmonic, à mi-chemin entre quatuor à cordes et combo rock. En 1983 il écrit notamment pour cet ensemble Thou Shalt ! / Thou Shalt Not ! qu’il considère comme sa première véritable composition. Ses amis Julia Wolfe et David Lang peinent à faire interpréter leur musique considérée comme “trop funky pour l’académie et trop structurée pour les clubs”.

En 1987, ils fondent ensemble le Bang on a Can Festival, un marathon musical de 12 heures donnant à entendre leurs propres compositions mais aussi celles de Phill Niblock, Steve Reich, Louis Andriessen, Iannis Xénakis, Pauline Oliveros, John Zorn, Milton Babbit.  La musique de Michael Gordon fait appel des ingrédients qui paraissent si familiers qu’ils en deviennent troublants. Ainsi, selon John Adams, Michael Gordon crée des “rythmes irrationnels”. Tous ces aspects interviennent, à divers niveaux, dans la plupart de ses compositions.

En 1992 Michael Gordon, Julia Wolfe et David Lang fondent le Bang on a Can All Stars, un ensemble dédié à l’interprétation du répertoire contemporain tout au long de l’année. Ils créent aussi leur propre label Red Poppy et signent un contrat de distribution avec Schirmer. Mais en 1992, c’est avec un l’ensemble anglais Icebreaker que Michael Gordon enregistre Yo Shakespeare qui paraîtra sur l’album Terminal Velocity (Argo Decca, 1994), qui contient les germes du futur Trance.

Michael Gordon compose Industry en 1993 avec la violoncelliste Maya Beiser, membre du Bang on a Can All Stars. Industry fait appel à des sonorités sombres, agressives et lancinantes. Maya Beiser l’interprète de façon magistrale au violoncelle et au ” tube screamer “, Michael Gordon l’accompagnant à l’aide de dispositifs électroniques. En 1996, Michael Gordon retrouve l’ensemble londonien Icebreaker pour enregistrer Trance (1996). Cette longue pièce de 52 minutes, subdivisée en 6 mouvements, doit autant à Philip Glass et Steve Reich qu’à la musique classique et aux symphonies pour guitares de Glenn Branca. En 1998, Michael Gordon s’est chargé des arrangements du premier mouvement de Music for Airports de Brian Eno pour une interprétation sur instruments acoustiques par le Bang on a Can All Stars. Cette superbe version, aussi réussie que l’originale, a été interprétée par le Bang on a Can Alls stars lors d’une tournée en 1999-2000 (New York, Londres, Amsterdam) et présentée in situ à diverses reprises (notamment dans le hall de l’aéroport de Bruxelles en septembre 2005). Ce travail sur cette œuvre fondamentale de l’ambient music a très certainement influé Michael Gordon dans la composition de Weather (Nonesuch, 1999), un projet en cours de gestation depuis 1996. Weather, pour ensemble à cordes et vidéo, est une composition en 4 mouvements interprétée par les 16 musiciens allemands de l’Ensemble Resonanz, dirigé pour l’occasion par Evan Ziporyn. Weather présente une certaine parenté avec les travaux de Steve Reich et Philip Glass, mais Michael Gordon prend une grande liberté avec les “lois” de la musique minimaliste répétitive et réussit à créer un groove indéfinissable. Weather, d’abord enregistré live, a ensuite été retravaillé en studio pour, selon Michael Gordon, bénéficier de toutes les technologies de pointe ayant cours dans la Pop Music. Dans sa version pour la scène Weather comporte une partie visuelle élaborée par le vidéaste Elliot Caplan.

L’album Light is Calling (Nonesuch, 2004) comporte huit courtes pièces (de 4 à 7 minutes) composées par Michael Gordon pour instruments à cordes (violon, violoncelle, guitare électrique…) et électroniques. Le morceau éponyme Light is Calling a été écrit pour être accompagné par une vidéo de Bill Morrison, incluse sur le cd.

De nombreuses autres pièces de Michael Gordon ont été créées à travers le monde. Beaucoup n’ont pas encore été publiées sur disques : Chaos (1994), présenté comme un spectacle de science-fiction sur un libretto de Matthew Maguire, House Arrest, First Edition (1997) créé avec la dramaturge Anna Deveare Smith, Sunshine of Your Love créé en 1999 par le London Sinfonietta et l’Ensemble Modern dirigés par John Adams, Potassium (2001) par le Kronos Quartet, l’opéra vidéo Gotham (2004) avec le Ridge Theater, Bill Morrison et un orchestre de 35 musiciens, Acquanetta (2005) de Michael Gordon et Deborah Artman, un opéra dédié à l’actrice de série B Acquanetta, “le volvan vénézuélien”, Lightning at our feet (2008), spectacle multimédia en collaboration avec le Ridge Theater et basé sur des textes d’Emily Dickinson. Adaptés sous forme de pop songs, ses textes sont interprétés par Jennifer Charles, les vidéos étant quant à elles réalisées par Bill Morrison. Quelques extraits du spectacle sur Youtube révèlent une création sombre et intimiste qui évoque This Mortal Coil. La pièce Van Gogh de Michael Gordon, basée sur les lettres de Vincent Van Gogh écrites à son frère Théo, a été jouée pour la première fois en 1991 sous la forme d’un opéra vidéo. En 2003, Michael Gordon a ré-orchestré la pièce pour le Crash Ensemble de Dublin. Cette nouvelle version a été enregistrée par l’ensemble Alarm Will Sound pour Cantaloupe Music en 2007.Une nouvelle œuvre de Michael Gordon est disponible sur disque depuis 2008 : [purgatorio] Popopera, une pièce d’une vingtaine de minutes pour 6 guitares créée pour une chorégraphie de la compagnie Emio Greco.

MAUD LE PLADEC

Maud Le Pladec se forme à la danse contemporaine en 1999, en intégrant la formation ex.e.r.ce au Centre Chorégraphique National de Montpellier dirigé par Mathilde Monnier. Elle travaille ensuite à l’étranger, d’abord à Vienne (Autriche), dans le cadre de Dance-web, puis comme interprète dans les projets des chorégraphes Takiko Iwabuchi (Japon), Guillermo Bothello (Suisse), Patricia Kuypers (Belgique), Bojana Mladenovic et Dusan Muric (Serbie).

En 2001, Maud Le Pladec entame son premier projet, dont les enjeux et les préoccupations principaux découlent directement de son séjour à Tokyo. Ce début de chantier marquera aussi l’amorce d’un désir : celui de collaborer et de mettre en place un cadre propice à la recherche chorégraphique. La rencontre avec Mickaël Phelippeau, Typhaine Heissat, Virginie Thomas et Maeva Cunci sera déterminante dans l’affirmation de ces choix. La même année, à l’initiative de ces cinq danseurs, naîtra le collectif Leclubdes5.

Parallèlement, Maud Le Pladec poursuit son parcours d’interprète et participe aux créations Texture-compositeSagen et Décomposition d’Emmanuelle Vo-Dinh. En 2000, elle rencontre Loïc Touzé qui l’invite à travailler, aux côtés de Mathieu Doze, Jennifer Lacey, et Latifa Laâbissi, sur Morceau-les fondations, première étape du projet au long cours, Morceau. Cette collaboration se poursuivra, trois ans plus tard, avec la création de la pièce Love.

En 2004, elle interprète Once upon a time de Georges Appaix. La même année, dans le cadre du collectif Leclubdes5, elle co-signe, avec Mickaël Phelippeau, Fidelinka et Fidelinka-extension, respectivement présentés aux Laboratoires d’Aubervilliers à Paris et aux Subsistances à Lyon.
Elle collabore ensuite avec Mathilde Monnier sur les créations 2008 Vallée avec le chanteur Philippe Katerine (2006) et Tempo 76 (2007), puis au projet All Cunningham Project (2008) de Boris Charmatz à Berlin. Elle travaille avec le plasticien Marcel Dinahet sur l’installation Danseurs Immobile à la Ménagerie de Verre et sur Figure présentée au Centre d’Art La Criée à Rennes.

En 2004, elle intègre la Formation Supérieure de Culture Chorégraphique auprès de la critique de danse Laurence Louppe. Elle est actuellement titulaire du diplôme supérieur en Culture Chorégraphique, après la rédaction et la soutenance d’un mémoire de recherche en danse sur la question de l’analyse d’oeuvre chorégraphique depuis la posture de l’interprète. En 2009, elle interprète Ciao Bella du chorégraphe Herman Diephuis, puis assiste le chorégraphe Boris Charmatz au Musée de la Danse sur le projet Roman Photo. Elle est ensuite interprète dans Levée des Conflits (2010), ainsi que dans Enfant (2011) de Boris Charmatz.

En 2010, Maud Le Pladec créé Professor, pièce chorégraphique pour trois interprètes sur la musique de Fausto Romitelli. Professor obtient, la même année, le prix de la Révélation Chorégraphique 2010 par le Syndicat de la Critique Française. En Novembre 2011, elle crée Poetry au festival « Mettre en Scène » au Théâtre National de Bretagne à Rennes, pièce qui forme avec Professor un diptyque autour de l’œuvre de Fausto Romitelli.

En février 2012 et 2013, elle est invitée par les Subsistances à Lyon à créer deux pièces autour et à partir de l’œuvre musicale des compositeurs David Lang et Julia Wolfe. Ominous Funk et Demo, créées pour l’occasion, seront le point de départ d’un projet au long cours (2012-2015) autour du collectif de musique contemporaine new yorkais Bang on a can. En mai 2012, elle crée pour le Festival Les Musiques au Théâtre de la Criée à Marseille une version live de Professor, en collaboration avec l’Ensemble Ictus sous la direction de Georges-Elie Octors.

En 2013, elle est lauréate du programme Hors les Murs de l’Institut français et effectue dans ce cadre une recherche à New York sur le collectif Bang on a can et le courant de la musique post-minimaliste américaine. Cette recherche et cette immersion dans le contexte d’émergence de ce courant musical viendront alimenter la création de DEMOCRACY en 2013, pièce pour cinq danseurs et quatre batteries (Ensemble TaCtuS) et plus récemment de CONCRETE en novembre 2015 (créations Mettre en Scène), projet d’envergure conçu pour cinq danseurs et neuf musiciens de l’Ensemble ICTUS (Bruxelles). En octobre 2015, Maud Le Pladec est invitée par l’Opéra de Lille à collaborer à la création de l’Opéra XERSE (Cavalli/Lully, mise en scène Guy Cassiers, direction musicale Emmanuelle Haim/Concert d’Astrée).

Cette même année, elle initie un nouveau cycle de créations autour de la parole donnée aux femmes en cocréant Hunted avec la performeuse et auteur New Yorkaise Okwui Okpokwasilli dans le cadre d’une commande des Subsistances pour le festival Aire de Jeu. Ce projet ouvre un nouveau chantier de recherche et de création autour du texte, et de la façon dont l’écriture des mots croise celles du mouvement et de la musique, Maud Le Pladec travaille actuellement sur sa prochaine création MOTO-CROSS (2017).

Ses œuvres ont été récompensées par plusieurs prix et distinctions : prix de la révélation chorégraphique du Syndicat de la critique française en 2009, Prix Jardins d’Europe en 2010, Chevalier de l’ordre des arts et des lettres en 2015. Maud Le Pladec est artiste associée à La Briqueterie – CDC de Vitry-sur-Seine.
Elle poursuit également son travail d’interprète auprès de Boris Charmatz (Levée des Conflits, Enfant et Manger).

ATELIER XX-21

L’Atelier XX-21 interprète dans Dystopia et Ominous Funk les œuvres “Stick Figure” et “Cheating, Lying, Stealing” de David Lang sur le plateau.

L’atelier XX-21 du Conservatoire national supérieur musique et danse de Lyon est une formation pratique à la musique des XXe et XXIe siècles. Le travail en ensemble à géométrie variable permet d’approfondir aussi bien le répertoire soliste que des formations dirigées plus importantes. Des séances théoriques sur les langages et les techniques propres au développement des courants musicaux complètent le cursus. L’ensemble travaille avec des compositeurs et des interprètes spécialisés qui viennent enrichir le champ d’investigations. Dans le cadre de la saison publique du CNSMD de Lyon, l’atelier XX-21 se produit régulièrement sous forme de rencontres consacrées à un compositeur et bénéficiant de leurs conseils direct – Klaus Huber, Vinko Globokar, Ivan Fedele, Peter Eötvös, Michael Jarrell, Tristan Murail, Philippe Leroux, Alessandro Solbiati, Ivo Malec, George Benjamin, Henri Pousseur, Georges Aperghis, Betsy Jolas – mais aussi autour de thématiques ou de compositeurs de référence (Conlon Nancarrow, Giacinto Scelsi, Iannis Xenakis, Gérard Grisey, George Crumb.
L’atelier a également participé aux festivals Agora à Paris, Why Note à Dijon, Biennale Musiques en scène à Lyon, aux semaines thématiques Berio, Reich, Boulez et Ligeti organisées par l’Auditorium-Orchestre national de Lyon et s’est déjà produit à la Cité de la Musique à Paris, à l’Opéra national de Lyon et au festival Musica à Strasbourg. Depuis 1998, Fabrice Pierre assure la direction artistique de l’atelier XX-21.
Pour la saison en cours, l’atelier XX-21 a participé au premier festival “Aire de jeu” aux Subsistances à Lyon autour du compositeur David Lang et avec 3 compagnies de danse contemporaine.

Dans l’objectif de professionnaliser les étudiants, le CNSMD de Lyon établit de nombreux partenariats avec des structures de production et de diffusion Ainsi chaque année les étudiants ont l’occasion de se produire très régulièrement à travers les répertoires en France et aussi à l’étranger et de confronter leur enseignement à l’expérience de la scène.

YOUNESS ANZANE

En charge de la documentation dans le projet DEMOCRACY

Youness Anzane est dramaturge et conseiller artistique pour le théâtre et la danse, et concepteur d’installations mêlant performance et arts visuels. Il est lauréat du jury professionnel du festival de théâtre universitaire du CDN de Nanterre-Amandiers en adaptant W ou le souvenir d’enfance de Georges Perec.

Il travaille avec le metteur en scène Jean Jourdheuil pour Michel Foucault choses dites choses vues / Théâtre de la Bastille – Festival d’Automne à Paris puis tournée en France et à l’étranger, ainsi que pour Philoctète de Heiner Müller / Théâtre de la Ville, Théatre Vidy-Lausanne, Théâtre National de Strasbourg.

Il collabore avec le metteur en scène Victor Gauthier-Martin à l’occasion de Gênes 01 de Fausto Paravidino / CDN de Champagne-Ardennes et Théâtre de la Colline à Paris – ainsi que dans le cadre des résidences proposées à la compagnie microsystème au Forum de Blanc-Mesnil (93) et au Watermill Center lieu dirigé par Robert Wilson dans les environs de New York (USA).

Il poursuit, avec le metteur en scène Thomas Gonzalez un cycle de lectures mises en espace dans le cadre des festivals marseillais ActOral, Imaginez Maintenant, Rencontres à l’Echelle.

Il est le conseiller artistique du metteur en scène David Gauchard lors de la création du Songe d’une Nuit d’été de W. Shakespeare / Scène Nationale d’Aubusson.

Il est le dramaturge du metteur en scène Stéphane Ghislain Roussel, avec qui il crée Golden Shower (texte de S. G. Roussel) au Théâtre National du Luxembourg.

Il participe au premier Projet Libéral de Thomas Ferrand au CCN de Caen – Basse-Normandie.

Il est le dramaturge du chorégraphe Jonah Bokaer pour On Vanishing, pièce chorégraphique réalisée pour le Guggenheim Museum de New York, ainsi que pour Eclipse, fruit d’une collaboration avec l’artiste Anthony McCall en inauguration de la nouvelle salle de la Brooklyn Academy of Music.

Il rejoint l’équipe de Christophe Haleb pour le projet interdisciplinaire Evelyne House of Shame, un salon Empire ressuscité dans des espaces non-théâtraux.

Il réalise avec la danseuse Claudia Flammin un double projet qui donne lieu à Toulouse et dans sa région à la création d’un solo, Maille à partir, ainsi qu’à la réalisation d’un documentaire, Kaspar.

Il accompagne la chorégraphe Julia Cima lors de la création de Rings / Festival Mettre en Scène à Rennes et Centre National de la Danse à Pantin.

Il est dramaturge associé au Festival d’Aix-en-Provence pour son édition de 2012.

Il réalise Desperate dancer, un projet cinématographique inspiré de Phèdre de Racine.

Il s’intéresse aux pratiques culturelles – organisation, production, relations publiques, solidarités de réseaux – et fonde en 1996 Naxos Bobine, lieu d’échanges et de recherches artistiques à Paris. Il est, dans une logique similaire, et depuis 2006, à l’initiative des plates-formes pour performers Il faut brûler pour briller (huit éditions à ce jour, à Paris, Caen, Nancy, New York, Bruxelles et Luxembourg). Jean-Marc Adolphe lui propose de le rejoindre à l’organisation de la 5è édition du SKITe, à Caen, en 2010.

ALEXANDRA BERTAUT

Créatrice costumes de Professor, Poetry et DEMOCRACY

Née en 1973 à Paimpol.

Exploratrice. Vit & travaille à Paris & ailleurs.

Le corps comme sujet et non prétexte. Parce que c’est bien du corps qu’il s’agit là. Cette mise en scène du soi inhérente au vêtement. Des enveloppes corporelles. Des secondes peaux. Des identités. Des individualités. Multiples. Corps social. Délimiter un espace : un dedans, un dehors. D’abord des études en Arts Appliqués, Mode & Environnement & des histoires vivantes spatio-corporelles avec, notamment, Carlotta & Caterina Sagna, Edmond Russo & Shlomi Tuizer, Frank Micheletti, Fabrice Lambert, Maud Le Pladec, Herman Diephuis, Thomas Quillardet, Richard Siegal, Su-feh Lee & Benoît Lachambre.

YOANN DEMICHELIS

Interprète dans Professor

Il intègre le Centre National des Arts du Cirque de Chalons en Champagne dans une visée multidisciplinaire, et intègre la formation « Ex.e.r.c.e. » du Centre Chorégraphique National de Montpellier. Depuis il s’est investi dans la création de différents projets : au théâtre où il a participé aux mises en scène « Barker » de Serge Tranvouez, « monelle » de Zouzou Leyens ; mais le plus souvent en danse où il s’est impliqué dans les pièces « frères et soeurs », « tempo 76 », « pavlova 3.23 » et « soapéra » de Mathilde Monnier ; « hommage d’un demi dimanche… » d’Hélène Iratchet ; « cribles » et « augures » d’Emmanuelle Huynh ; « parades and changes » de Anna Halprin recréé par Anne Collod ; « le bénéfice du doute » de Christian Rizzo. Il lui arrive aussi d’interpréter des pièces lors de reprises comme pour « Professor » de Maud Le Pladec. En parallèle de ce travail au plateau, il a mis en piste « je est où, environ » avec Grégo Edelein et Matthieu Ferry, collaboré avec le théâtre « La querelle » en tant qu’assistant chorégraphique et s’est engagé avec Julien Jeanne comme accompagnateur artistique.

GAËL DESBOIS

Assistant musical de DEMOCRACY

Gaël Desbois est batteur de formation. Il a occupé ce poste pour Miossec, Dominic Sonic, Laetitia Shériff, Santa Cruz

Parallèlement il a fondé deux groupes : Mobiil, en 2001 avec Olivier Mellano (avec qui il a cosigné les musiques), et Del Cielo avec Liz Bastard en 2006 (duo pour lequel il a composé les musiques et enregistré les disques).

Depuis 2005, il apporte sa collaboration à diverses compagnies de théâtre et de danse. Il a réalisé des bandes-son pour les spectacles : Elephant Man de Benoît Hattet ; Couteau de nuit, L’Instinct de L’Instant et  Le chemin du but de Nadia Xerri-L ; A nos Etoiles d’Arnaud Stéphan …

Il a aussi réalisé et enregistré des musiques pour des films courts et des documentaires.

Actuellement il collabore avec la compagnie Nadia Xerri-L, la chorégraphe  Maud Le Pladec, la compagnie du Fomenteur, ainsi que les compagnies Théâtre de Chambre et L’âge de la tortue, pour différentes créations prévues en 2013.Depuis 2011, il travaille par ailleurs avec l’écrivain Nathalie Burel au sein de  Megabel, ainsi qu’avec la chanteuse Julie Seiller.

Site de Gaël Desbois

OLGA DUKHOVNAYA

Interprète de DEMOCRACY et CONCRETE

Née en 1984 à Dnepropetrovsk (Ukraine), vit à Moscou.
Après avoir obtenu son diplôme en 2006 (P.A.R.T.S., Bruxelles), Olga Dukhovnaya est arrivée à Moscou et a entrepris une collaboration avec l’architecte et vidéaste Konstantin Telepatov. La même année, avec le soutien de l’Agence de danse TSEKH, ils ont organisé Monkey Production projet unissant la danse, la vidéo et l’animation. Depuis 2008, Olga Dukhovnaya dirige régulièrement des cours sur le mouvement et la composition pour acteurs et danseurs non professionnels. En 2009, elle a reçu la bourse DanceWeb du festival ImpulsTanz/Vienne. En 2010, elle intègre la formation Essai au CNDC et commence à travailler en tant qu’interprète auprès de Boris Charmatz sur la création de La Levée des conflits puis Enfant.

MARIA FERREIRA SILVA

Interprète dans DEMOCRACY et CONCRETE

Maria Ferreira Silva est née à Lisbonne en 1988 et a commencé la danse à l’âge de 5 ans.

En 1998, elle intègre le Conservatoire National de Lisbonne (EDCN) dirigée par Ana Pereira Caldas et José Luis Vieira. Pendant huit ans, elle étudie la danse classique, la danse de caractère, la danse moderne et la danse traditionnelle portugaise.

En 2006, elle est interprète du duo Kismet chorégraphié par Daniel Cardoso du Quorum Ballet.

Après l’obtention de son diplôme au Conservatoire National de Lisbonne en 2006, elle s’installe à Bruxelles et intègre la formation P.A.R.T.S (Performing Arts Research and Training Studios) dirigée par Anne Teresa de Keersmaeker. Maria Silva a obtenu une bourse de la fondation Caloust Gulbenkian pour la durée de sa formation à Bruxelles.

Pendant la formation P.A.R.T.S, elle travaille avec Veli Lehtovaara sur la création du duo Light as a Feather, Green as an Apple. Cette pièce a été jouée dans le cadre du P.A.R.T.S Graduation 2010 Tour. Après ses études, une nouvelle version de la pièce est présentée au théâtre Malpertuis (Belgique, 2011,2012), au Zodiak – Center for New Dance (Finlande, 2012), au Spring Dance festival (Pays-Bas, 2012), au Next festival (Belgique, 2012), à l’OPEK (Belgique, 2012) et au December Dance (Belgique, 2012). La pièce a été coproduite et soutenue par Zodiak – Center for New Dance (Finlande) et par le théâtre Malpertuis (Belgique).

Maria Silva collabore en tant que danseuse avec la compagnie Willi Dorner pour le projet Bodies In Urban spaces diffusé en mai 2011 à Anvers et en août 2012 à Hasselt en Belgique pour le festival Theater Op De Markt.

En avril 2012, elle rejoint le chorégraphe Daniel Linehan pour être interprète de la pièce Gaze is a Gap is a Ghost. La première mondiale a eu lieu en octobre dernier au deSingel à Anvers en Belgique et tourne encore aujourd’hui.

En ce moment, elle travaille avec la chorégraphe française Maud Le Pladec pour la pièce DEMOCRACY dont la première aura lieu le 12 novembre au festival Mettre-en-Scène à Rennes.